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Deux Questions à Ivan Raucroy, Directeur Général du Centre Médical Infantile

 

Pourriez-vous présenter votre parcours en quelques mots ?

Je suis Ardennais, marié et père de 2 grands enfants, de formation initiale en expertise comptable et finances publiques, complétée par un DESS en gestion et administration des entreprises, et un DIU dans le domaine de la qualité des établissements de santé.

J’ai débuté en 1994 comme contrôleur de gestion dans une holding du secteur de la métallurgie. Puis j’ai intégré l’Association les Tout Petits, spécialisée dans le polyhandicap, en tant que Directeur financier. J’ai de suite apprécié le secteur non lucratif et le domaine de l’enfance inadaptée, et ai poursuivi dans cette voie, tour à tour directeur adjoint d’un établissement de la Sauvegarde de l’Enfance d’Eure et Loir, puis d’une MECS de 5 structures (maison d’adolescents, appartements, placement familial…) au sein de l’Association le Moulin Vert.J’ai débuté en 1994 comme contrôleur de gestion dans une holding du secteur de la métallurgie. Puis j’ai intégré l’Association les Tout Petits, spécialisée dans le polyhandicap, en tant que Directeur financier. J’ai de suite apprécié le secteur non lucratif et le domaine de l’enfance inadaptée,et ai poursuivi dans cette voie, tour à tour directeur adjoint d’un établissement de la Sauvegarde de l’Enfance d’Eure et Loir, puis d’une MECS de 5 structures (maison d’adolescents, appartements, placement familial…) au sein de l’Association le Moulin Vert.

Je dirige le CMI depuis mai 2004. C’est aujourd’hui une structure de 280 ETP avec un budget d’environ 20 millions d’euros. Les activités se répartissent essentiellement dans le secteur sanitaire (SMR pédiatrique) et médico-social (IEM, SESSAD, PCPE).

J’essaie au quotidien de peser sur les choix stratégiques et de participer à la création du futur de l’Association en mettant à profit mes compétences managériales pour accompagner mes collaborateurs dans la motivation des équipes et développer leurs capacités à être “porteurs de sens”.

 

Selon vous, quels sont les enjeux du secteur Privé non lucratif (PNL) ?

Ancré dans une philosophie qui place au même plan la performance économique et humaine au service de l’usager, je défends et prône au travers de mon action quotidienne les valeurs du secteur privé non lucratif.

A l’origine, nos Associations, Établissements, Services… ont pris en charge des actions que la sphère «marchande» n’entendait pas assumer ou que les pouvoirs publics ne souhaitaient plus conserver dans leur champ de compétences.

Désormais, nous sommes des acteurs à part entière d’un système de plus en plus concurrentiel, et nous devons à mon sens nous attacher à proposer des «parcours» qui se distinguent des autres, ce qui nous incitera à investir davantage et à nous regrouper autour de projets fédérateurs et innovants.

Notre modèle de gouvernance au sein de l’Association devra redoubler de vigilance avec l’idée que chacune des parties prenantes agit en faveur du projet associatif et du bien commun.

Aujourd’hui, le nombre et les besoins des personnes vulnérables sont en augmentation constante alors que les financements de l’offre ne peuvent plus satisfaire cette demande croissante.

L’enjeu financier, gage de pérennité, est primordial. Comment en tant que «gestionnaires» diversifier nos sources de financement? Pour répondre à ce défi, nous devrons sans doute imaginer et créer d’autres formes «coopératives», plus solidaires, plus justes, plus inclusives…